Azawad : Tamazgha aux côtés des Touaregs dans leur combat pour l’indépendance !

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En janvier 2012, une nouvelle fois, le conflit opposant les Touaregs à l’Etat malien éclate dans sa dimensionarmée. Ce conflit perdure depuis la colonisation française qui a procédé à l’annexion et à l’éclatement du pays touareg. Aujourd’hui encore, la France poursuit son objectif de destruction totale de ce vaste espace socio-économique et des modèles de gestion politique équitables auxquels il aspire.

Pour mener à bien son projet, la France a toujours pu compter sur les services de son bras droit dans la région, l’Etat Algérien. En effet, après chaque soulèvement touareg, et lorsque les mouvements touaregs prennent le dessus militairement, Alger se précipite pour organiser des pourparlers entre les belligérants qui aboutissent à des “accords” qui n’ont d’autre objectif que le désarmement des Touaregs et l’organisation du retour de l’Etat malien et de son armée dans le territoire de l’Azawad, tout en faisant miroiter des promesses minimalistes qui, comme ce fut le cas pour les précédents accords, ne sont jamais mises en œuvre. Le rêve indépendantiste du peuple touareg se voit ainsi pulvérisé à chaque négociation.

Ce qui est présenté comme “Accord de paix”, le 1er mars 2015 à Alger, au terme de plusieurs mois de négociations, est une véritable mascarade. C’est une insulte au peuple de l’Azawad ainsi qu’à la mémoire de toutes celles et tous ceux qui se sont sacrifiés pour la libération de ce pays. En réalité, fallait-il aller à Alger pour chercher un accord de paix lorsqu’on sait que l’Etat algérien est foncièrement anti-touareg, car anti-amazigh. Est-il possible de faire confiance à l’Etat algérien lorsqu’on sait qu’il est derrière les réseaux islamistes et terroristes qui sévissent dans l’Azawad ?

A ce qu’il est convenu d’appeler la “mascarade d’Alger”, qui n’est qu’une tentative de “pacification” des Touaregs en vue de les ramener sous le giron de l’Etat malien, les populations de l’Azawad, avec en première ligne les femmes, sont sorties dans les rues, notamment à Kidal, pour exprimer leur rejet de la proposition d’Alger. Nous saluons pour notre part, et avec la plus grande chaleur, la bravoure de ces femmes qui n’ont pas cessé de se battre et de veiller à ce que les objectifs de la lutte ne soient pas trahis.

Prétextant de la lutte anti-terroriste, et à l’appel du président malien, la France débarque dans l’Azawad en janvier 2013 et emmène dans son sillage l’armée malienne qui a très vite repris ses exactions sur les populations civiles. La France qui porte une responsabilité importante quant à la situation que subissent les Touaregs aujourd’hui, fait fi de la position des populations de l’Azawad, de leurs aspirations et de leurs expériences cruelles avec une armée qui viole constamment les droits de l’Homme. Nous mettons en garde la Communauté internationale, et la France en tête, quant aux éventuelles exactions visant des civils qui pourraient surgir dans l’Azawad en représailles à ce refus de signature du document d’Alger.

Nous sommes convaincus que les femmes et les hommes de l’Azawad sauront poursuivre leur noble combat pour la libération de leur territoire, quelles que soient les difficultés auxquelles ils seront confrontés, y compris les plus douloureuses des pertes. Nous les assurons de notre soutien et de notre engagement à leurs côtés jusqu’à l’aboutissement du combat libérateur. Nous appelons tous les Amazighs jaloux de Liberté et qui s’inscrivent dans une perspective de lutte de libération nationale à joindre leurs voix à la nôtre pour dire notre refus de toute domination et agir aux côtés de toutes les femmes et tous les hommes qui se battent au quotidien sur le terrain.


Tamzgha
Paris, le 10 mars 2015

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